Jamie Golombek, directeur général, Planification fiscale et successorale à la Banque CIBC à Toronto, affirme que le REER déductible d’impôt et à imposition différée est un excellent moyen de constituer une épargne substantielle pour la retraite et de réduire le montant du relevé d’imposition. Il reste toutefois d’autres options à envisager.
Par exemple, les Canadiens ayant des enfants devraient cotiser au maximum au REEE, selon M. Golombek. En effet, le gouvernement du Canada verse une subvention équivalente à 20 % des cotisations au REEE, jusqu’à 2 500 $ par enfant chaque année, pour un montant maximal à vie de 7 200 $ par enfant.
« Ma première règle est d’opter pour ce qui permet d’obtenir de l’argent gratuitement », déclare M. Golombek. « Selon moi, si vous avez des enfants qui pourraient poursuivre des études postsecondaires, la priorité est d’obtenir la subvention de 20 %. »
Il souligne un autre programme d’épargne du même type : le régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI) pour les enfants ayant des besoins particuliers, qui verse un montant maximum à vie de 70 000 $ en subventions gouvernementales par enfant.
D’un autre côté, le compte d’épargne libre d’impôt (CELI), qui permet aux particuliers d’investir de l’argent sans payer d’impôt sur les gains ou les retraits, peut être un excellent moyen d’atteindre des objectifs à court terme, explique M. Golombek.
« Si l’objectif est d’épargner à court terme pour réparer un toit qui fuit, organiser une réception de mariage ou acheter une nouvelle voiture, vous ne devriez pas retirer de votre REER. En effet, les retraits ne vous permettent pas de récupérer la marge de cotisation au REER », dit-il. « L’avantage du CELI, c’est que vous récupérez toute cette marge de cotisation. Par exemple, si je retire 10 000 $ de mon CELI pour organiser une réception de mariage, je peux cotiser ce même montant lors de l’année civile suivante ou à tout moment dans le futur.
Les Canadiens qui épargnent pour une première maison devraient cotiser à un compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP), selon M. Golombek. Le CELIAPP, qui a une limite de cotisation annuelle de 8 000 $ et une limite de cotisation à vie de 40 000 $, combine les avantages de la déduction fiscale d’un REER avec les retraits libres d’impôt du CELI, et les fonds peuvent être transférés au REER du participant s’il n’a pas acheté de maison 15 ans après l’ouverture du compte.
« Nous adorons les avantages du CELIAPP. Et puis, une fois que vous avez atteint le montant de cotisation maximum, vous pouvez participer au Régime d’accession à la propriété du REER. » Ce programme permet aux acheteurs d’une première propriété de retirer jusqu’à 60 000 $ de leur REER à titre de mise de fonds pour l’achat d’une première propriété. Les fonds retirés peuvent ensuite être remboursés, sans intérêt, sur 15 ans. « Le CELIAPP et le Régime d’accession à la propriété peuvent très bien fonctionner ensemble », dit-il.