Si vous êtes propriétaire d’une entreprise constituée en société, l’une des décisions les plus importantes à la fin de l’année est la façon de tirer un revenu de la société : sous forme de salaire, de dividendes ou d’une combinaison des deux.
Chaque option a des conséquences fiscales différentes. Le salaire est déductible pour la société et s’ajoute à votre revenu personnel, qui est imposé à des taux progressifs. Il crée également des droits de cotisation à un REER, ce qui peut constituer un avantage en soi.
En revanche, les dividendes sont versés à même le revenu après impôt de la société et donnent généralement droit au crédit d’impôt pour dividendes. Ils peuvent donc être assujettis à un taux d’imposition des particuliers inférieur à celui du salaire, sans toutefois créer de droits de cotisation à un REER.
En 2026, un salaire pouvant atteindre 196 611 $ permet de générer les droits de cotisation maximaux à un REER de 35 390 $ pour 2027.
Jamie Golombek souligne que, même si vous n’avez pas besoin de retirer des fonds immédiatement, il peut être judicieux de vous verser un revenu suffisant pour maximiser vos cotisations au REER et au compte d’épargne libre d’impôt (CELI), selon la répartition de votre actif et votre horizon de placement. Le reste du revenu d’entreprise après impôt peut alors être laissé dans la société. Grâce au report d’impôt, il pourrait y produire davantage de revenus de placement au fil du temps que dans un compte personnel non enregistré.
Ce revenu pourra toujours être distribué plus tard, lorsque cela conviendra mieux à votre situation. Il est utile de modéliser cette décision : la bonne solution dépend de votre situation fiscale personnelle, du revenu de la société et de la façon dont les chiffres varient selon les scénarios. Avant la fin de l’année, il vaut la peine de demander des conseils fiscaux professionnels.
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