Une préoccupation commune des familles est de savoir si un important transfert en espèces à un enfant adulte déclenchera un impôt sur les dons, qui est imposé dans certains pays lorsque de l’argent ou des biens sont donnés à une autre personne. Il s’agit principalement d’un concept américain. Le Canada n’a pas d’impôt sur les dons.
« Si vous faites un don important en espèces à votre enfant adulte, ce don est toujours libre d’impôt, affirme M. Golombek. Ce don n’a pas à être déclaré par vous ou par eux. Cette somme ne figurera dans aucune déclaration de revenus. »
Selon le sondage sur les dons de la Banque CIBC, plus de la moitié des Canadiens admettent ne pas savoir quel impôt s’applique à un don financier à un membre de leur famille. Seulement un tiers environ ont indiqué correctement qu’il n’y en a pas1. Un don en espèces n’a pas d’incidence fiscale, car il n’est pas considéré comme un revenu.
Toutefois, au Canada, le transfert d’actifs ayant pris de la valeur, comme des titres, des chalets ou des placements immobiliers, à un enfant adulte peut déclencher une disposition réputée, ce qui signifie que le parent est traité comme ayant vendu l’actif à sa juste valeur marchande le jour du transfert. Tout gain en capital est réalisé et imposé entre les mains du parent. Le nouveau prix de base rajusté du bénéficiaire est rétabli à la juste valeur marchande à la date du don. En pratique, un don en espèces et un don de titres ayant pris de la valeur peuvent sembler identiques sur papier, mais avoir des conséquences fiscales très différentes pour le donateur, car un don de titres ayant pris de la valeur entraîne un gain imposable.
De même, un retrait d’un REER ou d’un FERR utilisé pour financer un don est imposé au taux marginal complet du parent. Un retrait d’un CELI est libre d’impôt et les droits de cotisation sont rétablis en janvier de l’année civile suivante. Un conseiller de Gestion privée CIBC peut vous aider à déterminer la source de fonds la plus avantageuse sur le plan fiscal avant qu’un transfert soit effectué.
Une autre idée fausse connexe mérite d’être corrigée : de nombreux Canadiens présument que les bénéficiaires recevront une facture d’impôt successoral de l’Agence du revenu du Canada lorsque le patrimoine sera légué. Dans la plupart des cas, les bénéficiaires au Canada ne paient pas d’impôt successoral. L’impôt est généralement prélevé sur les règles de disposition réputée qui s’appliquent au décès avec la responsabilité envers la succession.