Commencez par comprendre ce que vous possédez et le traitement qui pourrait s’appliquer de chaque côté de la frontière.
Un bon point de départ consiste à repérer vos actifs situés aux États-Unis et à déterminer si votre succession pourrait être assujettie à l’impôt successoral américain. Les actifs situés aux États-Unis comprennent généralement les biens immobiliers américains et les actions de sociétés américaines, y compris celles détenues dans des régimes enregistrés canadiens.
Il est donc important de tenir un inventaire à jour de vos actifs situés aux États-Unis et de leur juste valeur marchande actuelle.
« Les clients devraient aussi mettre à jour leur valeur nette mondiale. », affirme Jacinthe Marquis.
La convention fiscale entre le Canada et les États-Unis peut offrir un important allègement de l’impôt successoral américain aux résidents canadiens admissibles. En vertu de la convention, le montant de l’exonération de l’impôt successoral américain, soit 15 millions de dollars américains en 2026, est calculé au prorata du rapport entre les actifs situés aux États-Unis et les actifs mondiaux. Par conséquent, plus la valeur de votre patrimoine successoral mondial est élevée, plus votre exposition potentielle à l’impôt successoral américain est importante. Jacinthe Marquis souligne que, pour l’application de ces règles, les actifs mondiaux comprennent souvent des éléments auxquels on ne s’attend pas, comme les actifs d’une fiducie familiale et l’assurance vie. Une évaluation minutieuse de cette exposition peut donc réserver des surprises à certaines personnes.
Les biens étrangers peuvent aussi entraîner des obligations de déclaration au Canada.
« Les résidents canadiens peuvent devoir produire le formulaire T1135 si le coût indiqué total de leurs biens étrangers déterminés dépasse 100 000 dollars canadiens à un moment quelconque de l’année. », affirme-t-elle.
Cela comprend les actions étrangères détenues dans un compte de courtage canadien. Le seuil de 100 000 dollars canadiens repose sur le coût indiqué, et non sur la juste valeur marchande actuelle. Cette distinction est importante : des placements dont la valeur dépasse aujourd’hui largement le seuil peuvent avoir eu un coût inférieur à celui-ci au moment de leur achat initial.
Les biens immobiliers étrangers utilisés uniquement à des fins personnelles sont généralement exclus de la déclaration au moyen du formulaire T1135, mais de nombreux autres placements étrangers ne le sont pas. Certains placements étrangers détenus dans des régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) et des comptes d’épargne libre d’impôt (CELI) sont également exclus.
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