Les voyages ne se limitent pas à choisir le centre de villégiature qui offre la piscine idéale ou cumule le plus d’étoiles Michelin. Les vacances sont l’occasion de faire le plein de souvenirs et de partager des expériences en famille. En effectuant le bon placement, par exemple dans une propriété de vacances ou une adhésion à un club de voyage, vous pourriez léguer ces expériences mémorables à la prochaine génération.

Une question surgit souvent : quelle est la meilleure façon d’intégrer un héritage d’aventures à son plan de transfert du patrimoine?

Dans cet article, nous examinons les avantages et les inconvénients de trois options viables : l’adhésion à un club de vacances; la flexibilité des vacances en temps partagé; et l’achat d’un bien immobilier de vacances plus traditionnel, comme une résidence secondaire.

 

Option 1 : Un club rempli de souvenirs

« Nous avions un chalet familial au bord du lac quand nous étions jeunes, mais il ne s’est jamais vraiment transformé en un lieu [où] nous aurions eu assez de place pour nous réunir lorsque nous avons grandi et fondé notre propre famille », a expliqué Amy James tout en appliquant de la crème solaire à son bébé sur le bord de la piscine au Hilton Waikoloa Village, à Hawaï.

Originaire de Toronto, Mme James a plutôt choisi le club Hilton Grand Vacations pour elle-même, son mari, qui est représentant technique, et leurs trois enfants. En général, le coût d’une adhésion comme celle des James commence aux environs de 15 000 $ à 18 000 $ et donne 4 800 points annuels, ce qui équivaut à une semaine par année dans une suite à une chambre d’un centre de villégiature haut de gamme (ces prix excluent les frais d’administration annuels qui sont habituellement de l’ordre de 159 $ à 304 $). Le club Hilton permet aux familles de choisir la même destination chaque année, par exemple, Hawaï, ou de séjourner plus près de leur domicile, dans un Hilton canadien.

« Nous voulions que les enfants grandissent en profitant d’un endroit où ils se sentent comme à la maison, un lieu prévisible où ils auraient hâte de se retrouver », a-t-elle précisé. L’adhésion étant cédée par acte notarié, a souligné Mme James, elle et son mari peuvent la léguer à leurs enfants ou ajouter jusqu’à quatre noms à l’acte afin que les enfants puissent s’y rendre à leur gré lorsqu’ils auront atteint la majorité.

« C’est plutôt génial de se dire que nous sommes “propriétaires” d’une partie d’Hawaï », a-t-elle fait valoir.

Les adhésions de ce genre à un programme de vacances permettent aux familles de s’adapter à mesure qu’elles grandissent et que des générations s’ajoutent. Elles ne confinent pas les membres à une formule précise, et autorisent les surclassements tant pour la durée des vacances que pour le nombre de personnes hébergées. Bien entendu, les James ne peuvent laisser derrière aucun souvenir matériel après leur passage et ne pourront pas recouvrer leur investissement en louant une propriété, mais pour eux le club permet d’établir une tradition.

« Nous aimons beaucoup l’idée de suivre des traditions, comme visiter notre marchand de glace pilée favori après la plage, voir les mêmes tortues de mer dans le lagon où l’on fait de la plongée ou effectuer notre pèlerinage jusqu’aux volcans », a relaté Mme James. Elle souhaite tout simplement éviter de restreindre sa famille à un seul lieu.

 

Option 2 : Le temps partagé partout dans le monde

Cassandra Elyse de London, en Ontario, a acheté une adhésion au club Vidanta Riviera Maya, une propriété de 1 000 acres en bordure de l’océan, dans la péninsule du Yucatan, face à la mer des Caraïbes. On y trouve quatre centres de villégiature, 15 restaurants et bars, un terrain de golf conçu par Jack Nicklaus, un spa et « Joya », le seul spectacle du Cirque du Soleil au Mexique.

Contrairement aux membres d’un club lié à une chaîne particulière, les adhérents d’un programme de vacances en temps partagé comme Mme Elyse peuvent transférer leurs privilèges directement pour plusieurs villes du Mexique, ou se servir de l’association avec RCI, l’un des plus importants fournisseurs de services d’échange de vacances au monde, pour échanger du temps de vacances dans des centres de villégiature partout dans le monde. Les non-membres peuvent aussi réserver dans les mêmes centres de villégiature, il est donc facile de planifier des visites d’amis et de membres de la famille élargie au même moment.

« Quoi de mieux pour s’assurer de passer beaucoup de temps avec ses petits-enfants que de “vivre” au paradis? a déclaré Mme Elyse. Il est bien plus facile de les encourager à nous rendre visite en leur offrant de magnifiques plages ensoleillées, des glissades d’eau, des spas et des ruines à explorer. »

Les parents peuvent aussi obtenir un répit grâce à des offres tels les clubs pour enfants et les services de garde sur place approuvés par le centre de villégiature. Outre ces incitatifs, c’est un motif général plus vaste qui a amené Mme Elyse à opter pour une adhésion au club Vidanta pour sa famille.

« J’ai connu du succès au cours de ma carrière, mais mes enfants ont plutôt choisi un parcours d’esprit libre, a-t-elle confié. La découverte d’autres cultures représente une partie importante de la vie, et je voulais m’assurer que peu importe leur situation financière, mes proches auront toujours la possibilité d’explorer le monde. »

 

Option 3 : On est si bien dans son deuxième chez-soi

Pour bien des gens, le désir d’être propriétaires d’une résidence de vacances, de la décorer, de se l’approprier et d’y forger des souvenirs en famille revêt beaucoup d’importance. Et s’il est vrai que l’investissement initial est généralement plus important, grâce à des programmes de location comme Airbnb et HomeAway, les propriétaires de résidences de vacances ont la possibilité d’obtenir un revenu de location pour compenser les coûts associés à la propriété d’une maison à l’étranger.

Monica Raphe de Montréal, par exemple, a choisi de s’acheter une résidence secondaire de deux chambres à coucher dans un village pittoresque de la vallée de l’Hudson, dans l’état de New York.

« J’ai acheté la maison précisément parce qu’elle peut aussi devenir une propriété locative dans cet emplacement de choix », a-t-elle révélé. Elle a recours à Airbnb pour louer la résidence lorsqu’elle et sa famille ne l’utilisent pas. La possibilité de récupérer une partie de l’investissement consenti à l’achat cadre bien dans son plan financier, sans compter que ces gains potentiels peuvent s’accumuler.

La propriété de vacances familiale crée un héritage personnel qui pourra être transmis à la génération suivante. Selon leur emplacement, leur attrait et la mise de fonds ou l’investissement consentis au départ, certaines propriétés de vacances locatives pourraient représenter une source de revenus qui augmentera les fonds disponibles pendant la retraite. Dans certaines régions, ce revenu pourrait continuer d’aider les membres de la prochaine génération aussi, dans le contexte de leur héritage.

« J’utilise le revenu [tiré de la résidence secondaire] pour aider à payer les études de mes enfants, a mentionné Mme Raphe, et il me procurera un revenu de retraite régulier pour lequel je n’ai pas besoin de travailler jour après jour dans un bureau. »

Pour d’autres, c’est la vie de « retraité migrateur » qui motive l’achat d’une maison dans des régions au climat plus chaud. Selon le Miami Herald, de tous les acheteurs internationaux, les Canadiens sont ceux qui dépensent le plus d’argent dans le marché immobilier du sud de la Floride. Certains acheteurs de résidence secondaire se servent de leur propriété pour offrir un avantage accessoire à des collègues ou à des clients. Que vous soyez un retraité migrateur ou un adepte des pentes enneigées, prêter son chalet de ski ou sa maison en bord de mer peut ajouter à l’attrait d’une opération ou consolider une relation d’affaires.

Pour Mme Raphe, l’essentiel était d’avoir une propriété spacieuse pour y recevoir des invités et de se sentir dans une maison plutôt que dans une chambre d’hôtel. « C’est agréable d’offrir cet espace aux proches et aux amis en visite. Ça apporte une véritable touche personnelle de pouvoir partager sa résidence. »