Voir votre héritage porter ses fruits : ce que vous devez savoir à propos des dons d’argent

Par: Ashley Eneriz

Vous avez accompagné votre enfant tout au long de sa vie. Bien que, maintenant adulte, il n’ait plus besoin que vous lui cuisiniez de bons petits plats et le reconduisiez un peu partout, il se peut que votre enfant ait toujours besoin d’aide pour financer les jalons coûteux de la vie, comme des études supérieures, un mariage et l’achat d’une maison.

Il peut être plus agréable de donner de l’argent à vos enfants adultes et de les voir vivre une vie meilleure que de leur laisser un héritage. Selon un sondage de la Banque CIBC sur les donsUne nouvelle fenêtre s’affichera dans votre navigateur, 76 % des Canadiens disent vouloir aider financièrement leurs enfants adultes. De plus, 65 % des Canadiens affirment qu’ils préféreraient payer les factures de leurs enfants adultes plutôt que de les voir revenir à la maison.

Enfants, prenez des notes.

Parents, ces astuces peuvent vous aider à faire en sorte que votre argent serve à rendre meilleure la vie de vos proches et celle des générations futures.

Une famille et leurs animaux de compagnie sont rassemblés sur un sofa

Ce que vous devez savoir à propos de l’impôt sur les dons

Bien que de nombreux parents souhaitent contribuer aux finances de leurs enfants, la confusion règne lorsqu’il est question des impôts. Quelque 68 % des Canadiens ne connaissent pas trop les règles fiscales qui régissent les dons d’argent. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez donner autant d’argent que vous le souhaitez à toute personne, qu’elle ait ou non un lien de parenté avec vous, sans que le don soit assujetti à l’impôt.

Toutefois, tout don d’un bien, comme une maison n’étant pas considérée comme votre résidence principale, qui est fait après que sa valeur a augmenté, est assujetti à l’impôt canadien sur 50 % des gains en capital. Comme l’explique Jamie Golombek, directeur gestionnaire, Planification fiscale et successorale à la Banque CIBC, « si vous avez payé une maison 350 000 $, et que vous en faites don après que sa valeur marchande a atteint 550 000 $, vous serez tenu de déclarer le gain en capital de 200 000 $ auquel la propriété a donné lieu (en supposant qu’il ne s’agissait pas de votre résidence principale). La moitié de ce gain en capital, soit 100 000 $, est imposable. »

Problèmes courants liés aux dons

Ce ne sont pas que les impôts qui donnent à réfléchir au donateur. Parfois, ce sont des questions liées au bénéficiaire, comme l’âge et le niveau de responsabilité. Voici les principales préoccupations à cet égard ainsi que des suggestions sur la façon de les aborder.

  • Mon argent sera-t-il dépensé de façon irresponsable? Il peut être terrible de voir ses enfants adultes dilapider son don. Malgré que 60 % des parents disent que la façon dont leur enfant adulte dépense leur don d’argent ne les concerne pas, 29 % craignent qu’il le dépense inconsciemment. Si vous êtes du même avis, faites don d’un petit montant d’abord et dites clairement à quoi doit servir l’argent, par exemple à rembourser une dette ou à acheter une maison. Lorsque votre enfant vous aura démontré qu’il a su épargner ou dépenser judicieusement votre don initial, vous serez peut-être plus à l’aise de lui en donner plus. Vous pouvez également mettre sur pied une fiducie en nommant vos enfants comme bénéficiaires, et ainsi établir des modalités relatives aux dons. Par exemple, vous pouvez préciser dans une convention de fiducie combien d’argent est remis à vos enfants et à quelle fréquence. De plus, vous pouvez utiliser les fonds en fiducie pour financer directement des dépenses encourues pour le compte de vos enfants, sans réellement mettre l’argent dans leurs poches. Établir une fiducie est toutefois plus complexe que de donner de l’argent; vous devriez donc consulter un conseiller juridique et un conseiller fiscal au préalable.
Une famille heureuse qui regarde vers l’avenir
  • Suis-je un mauvais parent si je ne donne pas d’argent à tous mes enfants? Si vous offrez un cadeau à l’un de vos enfants, devez-vous faire de même pour tous les autres? Plus de la moitié des parents qui ont donné ou qui prévoient de donner une importante somme d’argent à l’un de leurs enfants disent se sentir obligés de faire la même chose pour tous leurs autres enfants ou petits-enfants. L’argent, c’est le vôtre, et, au bout du compte, le choix aussi. Ce n’est pas le montant que vous donnez qui détermine combien vous aimez vos enfants. Toutefois, si vos dons ne sont pas répartis également, cela peut entraîner des conflits entre frères et sœurs et nuire à votre relation avec l’un de vos enfants, et ce, même si ce dernier est à l’aise financièrement. C’est un aspect à prendre en compte avant de faire des dons inégaux.
  • Quoi faire si je n’ai pas suffisamment d’argent à donner? Plus d’un tiers des parents sondés ont indiqué être à l’aise de contracter une dette si c’était pour aider leur enfant à partir du bon pied. En revanche, deux parents sur cinq craignent d’avoir besoin plus tard de l’argent qu’ils donnent. Avant de faire un don, assurez-vous que vous disposez vous-même d’un coussin financier pour les situations d’urgence ou les problèmes de santé imprévus. Bien que vous puissiez trouver agréable d’aider vos enfants, si votre état de santé change sans que vous l’ayez planifié, si, plus tard, vous nécessitez des soins à temps plein, ou même s’il s’agit de besoins moins importants, comme un nouveau toit, vous ne voulez pas vous endetter.

Les opinions exprimées sont celles de l’auteure, pas nécessairement celles de la Banque CIBC ou de ses partenaires.