Ce n’est un secret pour personne. De nombreux Canadiens qui partent à la retraite ou qui le sont déjà songent à déménager. Dans un sondage de la Banque CIBC mené en 2017, 67 pour cent des bébé-boumeurs ont déclaré qu’ils souhaitaient vendre leur maison. Et bon nombre d’entre eux (63 pour cent) ont déclaré qu’ils souhaitaient vendre leur propriété pour en acheter une plus petite.

Si la réduction de vos dépenses à la retraite fait partie de votre stratégie financière, vendre votre propriété pour en acheter une plus petite pourrait être un moyen efficace d’y arriver. Vendre votre maison peut également être un choix idéal si vous envisagez de passer moins de temps à la maison et plus de temps à pratiquer de nouveaux passe-temps ou à voyager.

Toutefois, les Canadiens ne sont pas pressés de passer à l’action. D’après le sondage mentionné précédemment, 62 pour cent des propriétaires canadiens qui prévoient de vendre ont déclaré qu’ils étaient réticents à agir, en raison des coûts élevés liés à l’achat d’une nouvelle maison (probablement plus petite).

Si vous envisagez de vendre pour acheter une propriété plus petite dans les cinq à dix prochaines années, le moment est tout indiqué pour envisager à quel point l’augmentation du prix des maisons peut entrer en ligne de compte.

 

Avoir une meilleure vue d’ensemble sur le marché immobilier résidentiel

Selon l’Association canadienne de l’immeuble (ACI)Association canadienne de l’immeuble (ACI). Une nouvelle fenêtre s’affichera dans votre navigateur., le prix moyen des maisons à l’échelle nationale devrait descendre de 1,4 pour cent en 2018. Une baisse des prix peut être synonyme d’aubaines pour les acheteurs. L’ACI suggère également que le ralentissement des achats de propriétés est attribuable aux nouvelles règles hypothécaires qui sont entrées en vigueur le 1er janvier, et que ce ralentissement pourrait aider à maintenir les prix bas.

Qu’est-ce que cela signifie pour votre projet d’opter pour une maison plus petite? En un mot, le prix des maisons devrait tout de même continuer à monter à court et à long terme, mais à un rythme plus lent qu’au cours des dernières années. Un des inconvénients possibles de l’entrée en vigueur des nouvelles règles hypothécaires est la raréfaction des acheteurs, ce qui rendrait la vente encore plus difficile.

 

Mettre l’accent sur les aspects positifs

En optant pour une maison plus petite au cours des premières années de votre retraite, vous pouvez donner un sérieux coup de pouce à vos bénéfices nets si, ce faisant, vous augmentez vos liquidités mensuelles disponibles.

L’objectif est que les versements hypothécaires de votre nouvelle maison soient inférieurs à vos versements actuels, ou que vous puissiez augmenter votre épargne-retraite avec la valeur nette de la propriété.

Bien entendu, l’augmentation du prix des maisons signifie que vous payerez peut-être un peu plus que prévu pour votre nouvelle propriété. Toutefois, la hausse des prix n’annule pas automatiquement les avantages financiers dont vous pourriez profiter en optant pour une maison plus petite.

Par exemple, vos factures de services publics, vos impôts fonciers, votre assurance habitation ou vos frais d’association de propriétaires pourraient être moins élevés dans une plus petite maison. Vous pourriez également économiser sur les frais de rénovation et d’entretien. En achetant une plus petite maison dans un quartier où le coût de la vie est moindre, vous pourriez également économiser sur les frais d’épicerie, de transport et de soins de santé – ce dernier étant souvent l’une des plus grosses dépenses chez les retraités.

N’oubliez pas que si vous vendez votre maison plus grande lorsque le marché est élevé, vous pourriez obtenir un meilleur rendement. Ce rendement pourrait aider à compenser le coût plus élevé d’une plus petite maison. L’augmentation du prix des maisons ne devrait pas nécessairement être un frein à l’achat d’une maison plus petite à la retraite, surtout si cela vous permet de vivre votre retraite comme vous le souhaitez.