Vous approchez de la retraite et avez bien planifié vos placements. Après une carrière occupée, vous pourrez finalement rattraper le temps perdu avec vos amis et créer un tas de nouvelles amitiés.

En plus d’égayer votre retraite, une vie sociale animée peut vous garder en santé.

Des études révèlent que les aînés qui entretiennent de nombreuses relations sociales ont une meilleure santé physique et vivent plus longtemps que les autres. Selon une étude publiée dans le Journal of Primary PreventionUne nouvelle fenêtre s'affichera dans votre navigateur. (en anglais seulement), les adultes qui entretiennent des relations sociales ont jusqu’à cinq fois moins tendance que les autres à finir hospitalisés.

« Le passage à la retraite peut exiger certains ajustements », déclare Sylvia Ceacero, chef de la direction de la BC Seniors Living AssociationUne nouvelle fenêtre s'affichera dans votre navigateur. (en anglais seulement), qui défend les intérêts des communautés de retraités indépendantes en Colombie-Britannique.

« Si la plupart d’entre nous ont réfléchi à l’aspect financier de la retraite, très peu ont pensé aux répercussions de mettre fin à une vie très active dans un milieu professionnel et de ce qu’il advient par la suite », ajoute-t-elle.

Nombreux sont ceux qui ont des plans grandioses et font le tour du monde. Toutefois, lorsque la vie revient à la normale après six mois, ils se retrouvent devant la même question « comment occuper leurs journées? ».

Plus important groupe de défense des intérêts des aînés au Canada, la CARPUne nouvelle fenêtre s'affichera dans votre navigateur. (en anglais seulement) a mis l’accent sur les relations sociales dans sa plateforme d’élections, diffusée en octobre 2018. « Favoriser un ensemble de relations sociales animées représente une part essentielle des soins aux aînés », explique Wanda Morris, responsable en chef de la défense des intérêts et de la mobilisation.

Wanda Morris associe la planification de la retraite à la planification d’un mariage ou d’une carrière. Plus votre préparation est intentionnelle, plus votre expérience sera agréable et fructueuse.

« Nous devrions consacrer autant d’efforts de recherche, de réflexion et de préparation à notre retraite », affirme-t-elle. Qu’il s’agisse d’un retour aux études, d’un nouveau passe-temps ou du démarrage d’une entreprise, l’établissement d’objectifs précis peut contribuer à créer le cadre d’une retraite animée et axée sur les relations.

« Les personnes qui prennent leur retraite doivent aussi être prêtes à adapter leur plan en cours de route, conseille-t-elle. Il s’agit d’y apporter des ajustements et de vous assurer qu’il fonctionne. Prévoyez une période d’essai, un peu comme un essai routier ».

Alors, comment planifier une retraite axée sur les relations? Sylvia Ceacero encourage ses collègues à y penser sous quatre angles : se souvenir, réfléchir, s’occuper de soi et prendre un engagement. Chacun d’eux offre des occasions particulières d’établir des relations sociales.

Se souvenir

Tirez parti de votre expérience personnelle et offrez-la aux autres.

« Bien qu’ils ne soient plus dans le milieu, les retraités qui ont mené une carrière dans un domaine en particulier et possèdent encore des connaissances et de l’expertise », affirme Sylvia Ceacero. Participer à des programmes de mentorat et d’encadrement représente une bonne façon de transmettre ces connaissances à la prochaine génération. Vous serez doublement récompensé pour le temps que vous consacrerez en voyant les jeunes apprendre de votre expérience, que ce soit en classe, dans une entreprise ou sur un terrain de sport.

Réfléchir

« Réfléchissez à votre vie en adoptant une nouvelle perspective », conseille Sylvia Ceacero. Elle suggère de redécouvrir les activités que vous n’avez pas eu l’occasion de pratiquer pendant que vous étiez plus jeune, mais que vous avez désormais le temps d’essayer. Elle cite l’exemple personnel d’une amie de 63 ans qui vient tout juste de commencer à étudier en droit. Elle ne pratiquera peut-être jamais le métier, mais elle ne s’en soucie pas. C’est quelque chose qu’elle a toujours voulu faire.

S’occuper de soi

Prenez soin de vous mieux que vous le faisiez lorsque vous étiez sur le marché du travail. « Investissez pour exercer votre esprit et votre corps », recommande Sylvia Ceacero.

Wanda Morris, de la CARP, suggère d’organiser des séances d’entraînement régulières avec des amis. Intégrer ces séances à la routine les rend plus faciles à suivre. « Nous savons notamment que la structure peut s’avérer très utile », ajoute-t-elle.

Les programmes ciblés donnent aux retraités l’occasion de se réunir dans un contexte d’apprentissage. Wanda Morris souligne l’exemple de Road ScholarUne nouvelle fenêtre s'affichera dans votre navigateur. (en anglais seulement). Il s’agit d’un organisme à but non lucratif originalement appelé « Elderhostel » qui offre des programmes de voyage et d’éducation pour encourager les gens à socialiser et à apprendre ensemble.

Pour les hommes, elle recommande Men's ShedsUne nouvelle fenêtre s'affichera dans votre navigateur. (en anglais seulement), un organisme à but non lucratif de citoyens bénévoles qui réunit des groupes d’hommes à l’échelle du Canada. Le groupe bâtit des communautés permettant aux hommes de se réunir et de travailler ensemble sur des projets, des réparations de bicyclette à la menuiserie.

Prendre un engagement

Entretenir des relations sociales est un exercice comme un autre qui exige une certaine discipline. Engagez-vous à suivre un horaire actif et évitez de glisser dans un mode de vie confortable, mais isolé. Lorsque le canapé semble douillet, que le téléviseur vous appelle et qu’il fait froid dehors, il est beaucoup trop facile de passer toutes vos journées au salon si vous n’avez pas d’autre engagement. Voilà qui pourrait vous mener à une routine qui vous isole des autres.

« Soyez présent », conseille Sylvia Ceacero. « Vous devez prendre un engagement par rapport à votre propre vie. Prenez-en la responsabilité et respectez-le ». Cela signifie que vous devez sortir tous les jours pour une activité et déployer un effort concerté quand vous n’en avez pas envie.

Pour ce faire, le bénévolat peut représenter une importante source de motivation, ajoute-t-elle : « Vous pourriez aider un organisme à but non lucratif à accomplir un travail nécessaire pour lequel il n’a pas les moyens, ou encore faire la lecture à une personne malvoyante ».

Si certains rêves de retraite coûtent cher, il n’est pas dispendieux de trouver de nouvelles activités qui peuvent mener à la création d’amitiés durables. L’essentiel consiste à adopter une attitude d’ouverture qui vous amène à essayer de nouvelles choses.

Avec un peu de planification et la bonne attitude, vous pouvez créer et entretenir un réseau de relations sociales saines qui égayeront votre vie après votre départ du marché du travail. En suivant les quatre conseils simples de Sylvia Ceacero, les retraités peuvent transformer leur vie et entamer un troisième chapitre épanouissant et satisfaisant.