Vous êtes un investisseur chevronné et, à ce titre, vous comprenez l’importance de compter sur un plan d’ensemble financier qui vous assurera l’atteinte de vos objectifs. Mais les jeunes qui vous entourent savent-ils quoi faire avec leur argent? Que vous soyez un parent, une grand-mère, un oncle, une tante ou un mentor, vous avez l’occasion de partager des leçons essentielles qu’on apprend encore mieux à la maison. Et plus vous commencez tôt cette discussion, plus les jeunes adultes seront enclins à parler avec vous de leurs affaires financières.

Vous pouvez commencer par enseigner des concepts simples, comme l’importance de l’épargne, dès qu’un enfant reçoit le premier versement de son argent de poche. L’enfant va grandir et toucher un revenu plus important grâce à des emplois à temps partiel, et c’est là que vous pourrez mettre l’accent sur des idées, par exemple inciter l’enfant à payer désormais ses propres dépenses. Lorsque les adolescents deviendront de jeunes adultes, les cinq leçons essentielles qui suivent les aideront à avoir une longueur d’avance en matière d’épargne en vue de leurs objectifs, ce qui leur permettra d’envisager une vie couronnée de succès financiers.

 

1. Sachez toujours où vous en êtes

Les mots « budget » et « état de la valeur nette » peuvent sembler intimidants, mais ce sont les mots exacts et ils forment un élément important du plan financier d’un jeune adulte.

Vous pouvez lui expliquer qu’un budget est tout simplement une liste des revenus et des dépenses. En cas de surplus, il devra décider s’il y a lieu de le dépenser ou de mettre cet argent supplémentaire de côté. En cas de déficit, il pourra s’attaquer à réduire ses dépenses pour retrouver l’équilibre budgétaire. Une des choses les plus utiles dans un budget, c’est qu’il démontre clairement les frais liés au crédit. Cette démonstration au moyen d’un exemple offrira aux jeunes adultes un incitatif puissant et concret à payer leurs dettes. Par exemple, il est judicieux d’indiquer que l’intérêt sur un solde de carte de crédit ou encore le solde à rembourser d’une marge de crédit représentent chaque mois le coût d’une agréable soirée au cinéma.

Une autre façon pour un jeune adulte de constater dans l’ensemble s’il dépense trop pour des spectacles ou des réparations à une vieille voiture amochée est de dresser l’état de la valeur nette. Expliquez-lui qu’il s’agit de la description de tout ce qu’il possède et de tout ce qu’il doit. La valeur nette peut fluctuer, mais le but consiste à accroître cette valeur avec le temps. Montrez-lui comment une gestion fructueuse de votre argent vous a aidé à établir une valeur nette plus élevée qui vous a permis de jouir d’une plus grande sécurité financière.

 

2. Il n’y a pas d’objectif unique

La majorité des gens ont recours à l’épargne pour plus d’un objectif. Certains de ces objectifs sont à court terme, par exemple l’achat d’un divan pour l’appartement d’un étudiant. D’autres objectifs sont à long terme. Une fois que les jeunes adultes sortent des écoles et qu’ils entreprennent leur cheminement de carrière, le temps est venu pour eux de mettre de l’argent de côté en vue de l’achat d’une maison.

La leçon essentielle qui en ressort, c’est que des objectifs différents exigent des stratégies appropriées. Il est essentiel qu’ils choisissent, pour chaque objectif, le bon type de compte (REER, REEE, CELI) et les bons placements (revenu fixe, actions, catégories d’actifs non traditionnels). Recommandez aux jeunes adultes d’entreprendre ces démarches par l’ouverture de comptes bancaires distincts réservés à l’épargne, chaque compte ayant son objectif différent. Au fur et à mesure que les fonds s’accumulent, les jeunes peuvent passer à plusieurs comptes de placement orientés vers l’objectif et mettre au point une stratégie coordonnée sous la gouverne d’un conseiller.

 

3. Les actifs ne sont pas tous les mêmes

Dans un état de la valeur nette, tous les actifs ont une valeur. Cependant, certains actifs gagneront de la valeur, tandis que d’autres subiront une dépréciation. Parmi les actifs à plus-value : une maison dans un marché immobilier positif, un compte de placement bien géré. L’exemple classique de la dépréciation d’un actif est la voiture, dont la valeur baisse souvent de plusieurs milliers de dollars dès l’instant où elle sort de l’aire de stationnement du concessionnaire. D’autres bons exemples particulièrement adéquats pour les jeunes adultes : les ordinateurs, les téléphones intelligents, les consoles de jeu et d’autres technologies. L’acquisition de bon nombre de ces appareils coûte des milliers de dollars, mais ils deviennent obsolètes et essentiellement sans valeur en quelques années.

En règle générale, il est bon de se concentrer sur l’acquisition d’actifs dont la valeur augmentera, ce qui contribuera à la valeur nette à long terme. Également, vous pouvez indiquer qu’il est souvent hasardeux d’emprunter afin d’acheter des actifs qui subiront une dépréciation. En effet, l’intérêt sur le prêt ajoutera au coût de l’actif acquis et, parce que la valeur de l’actif lui-même baissera, l’actif en question ne pourra plus être utilisé pour rembourser le prêt.

 

4. Le mot « risque » n’est pas aussi vilain qu’on pense

Il est très important pour les jeunes adultes de comprendre la notion de risque et de la replacer dans son contexte. Un rendement plus élevé requiert habituellement un risque plus élevé, et c’est pourquoi le risque n’est absolument pas quelque chose de « mal ». Mais voilà, la tolérance au risque n’est pas la même pour tout le monde, et lorsqu’un jeune adulte perd de l’argent pour la première fois dans des marchés d’investissement, sa confiance est ébranlée. Son premier réflexe est de vendre. Toutefois, s’il a investi sagement dès le départ, s’il a choisi un portefeuille dont la croissance et la sécurité sont équilibrées et si ce portefeuille est approprié pour l’objectif à court ou à long terme du jeune adulte, le risque, en fait, est moins élevé. Ainsi, le jeune adulte ne subit pas de pertes et ne cherche pas à modifier son portefeuille en faveur d’autres actifs.

Pour les jeunes adultes, une des meilleures façons d’en savoir plus sur le risque consiste à ouvrir un compte d’investissement de démonstration ou d’entraînement. Ils peuvent alors tenter diverses stratégies sans mettre d’argent en jeu, et ils prennent ainsi le pouls du marché avec ses hauts et ses bas. Ils peuvent tester différentes réactions à la volatilité (vente, retenues, combinaison des deux) et en constater les résultats. Tout au long de ce processus, ils développent un sens plus précis de leur propre tolérance au risque, ce qui s’avérera un atout précieux lorsqu’ils commenceront à investir réellement.

 

5. Sauter plus haut, avec un filet de sécurité

Des possibilités extraordinaires s’ouvrent à vos jeunes adultes et, un jour ou l’autre, ils voudront retourner à l’école, ou bien changer de carrière, ou encore créer leur propre entreprise. Rappelez-leur qu’ils se sentiront bien plus libres de suivre leurs rêves s’ils se sont dotés d’un filet de sécurité.

Ils peuvent se protéger de nombreuses façons. Un fonds d’urgence les aidera à jeter un pont entre la fin d’un revenu et le début d’un autre. Une marge de crédit contribuera à financer leurs nouvelles occasions, du moment qu’ils ont prévu un plan pour la rembourser. En attendant, la souscription à une assurance peut préserver le mode de vie de leur famille, en couvrant par exemple les frais liés à la santé et aux soins dentaires si jamais ils doivent quitter un régime collectif. Grâce à la protection nécessaire, les jeunes adultes peuvent prendre des risques autant dans la vie que dans leurs placements, et ils seront ainsi en mesure d’atteindre leur plein potentiel.

En partageant des leçons appropriées à la tranche d’âge des enfants jusqu’à ce qu’ils deviennent adultes, vous pouvez ainsi léguer votre philosophie de l’utilisation de l’argent. Cela mènera à des « discussions monétaires » sans heurts lorsqu’ils seront plus vieux et pourra même faciliter la question du transfert de patrimoine entre les générations.