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Profil de la Banque CIBC
Chronologie de la Banque CIBC

Chronologie de la Banque CIBC

1867 à 1895 | 1896 à 1930 | 1931 à 1960 | 1961 à 1986 | 1987 à 2008

Regain de croissance, 1931 à 1960

En janvier 1931, la Banque Canadienne de Commerce inaugure son nouveau siège social à l'intersection des rues King et Jordan, à Toronto. Construit durant la Crise de 1929, cet immeuble atteste à la fois de la confiance en la stabilité de la banque et de la confiance en la capacité de développement du Canada. La galerie d'observation au 32e étage est une attraction touristique populaire, d'où les visiteurs peuvent admirer, pour la première fois, un panorama aérien de la ville. Merveille d'architecture et de construction, cet édifice d'une hauteur de 476 pieds et de 34 étages demeure le plus haut immeuble du Commonwealth britannique jusqu'en 1962.

Cependant, la hauteur du siège social contraste avec le gouffre de la Crise de 1929. La conjoncture économique difficile qui sévit partout au pays contraint la fermeture de plus de 300 succursales de la Banque de Commerce et de la Banque Impériale. Les banques sont forcées de se tourner vers de nouvelles sources de revenus et, en 1936, la Banque de Commerce est la première au Canada à se doter d'un service de prêts personnels. La banque décide d'abord de n'accorder de prêts que dans les régions de Toronto et d'Hamilton et d'en limiter le montant à 1 000 $. Ce programme pilote se révèle très populaire et des prêts sont accordés à des Canadiens partout au pays.

 
25, rue King Street Ouest en 1931

Succursale principale d'Hamilton en 1942
 

Lorsque la Deuxième Guerre mondiale éclate en 1939, le gouvernement du Canada fait appel aux banquiers et aux chefs de file du secteur financier. J.H. Gundy, de Wood, Gundy & Company, reprend ses fonctions au sein du Comité des Emprunts de la Victoire et en organise, une fois de plus, la vente. Cette fois, les campagnes d'Emprunts de la Victoire permettent de recueillir environ 12 milliards $ pour l'effort de guerre auprès de trois millions de Canadiens qui se portent acquéreurs d'obligations d'emprunt de guerre.

Les années d'après-guerre constituent une période de prospérité au Canada. Lorsque la Banque de Commerce et la Banque Impériale se mettent à ouvrir de nouvelles succursales, elles le font dans les banlieues en expansion, ces mêmes banlieues où tant de familles canadiennes construisent de nouvelles maisons et pour lesquelles des prêts hypothécaires sont nécessaires. Bien qu'il soit interdit aux banques d'accorder des prêts hypothécaires depuis 1871, le gouvernement du Canada leur demande alors de distribuer ce type de prêt. Avant cette date, le financement hypothécaire incombait principalement aux compagnies d'assurances. Toutefois, en 1953, elles ne parviennent plus à satisfaire la demande. Par conséquent, les banques canadiennes commencent à offrir, en 1954, des prêts hypothécaires sur les immeubles neufs. À la fin de la même année, la Banque de Commerce avait investi 25 millions $ dans des prêts hypothécaires. Six ans plus tard, cette somme se chiffrait à 246,5 millions $.

À la même époque, le Canada tire profit de l'exploitation industrielle de ses ressources naturelles, ce qui permet à l'économie de croître à un rythme sans précédent. La Banque de Commerce et la Banque Impériale, qui avaient toutes deux pris part à la croissance du secteur des ressources naturelles dès leurs débuts, voient les besoins de financement des clients de ce secteur croîtrent de façon exponentielle dans les années 1950. En fait, dès 1960, la Banque de Commerce ne parvient plus à satisfaire les demandes de ses clients de ce secteur. Afin d'être à même de mieux servir ses clients et d'écarter tout risque de prise de contrôle par une banque étrangère, Stuart Mackersy, le président du conseil de la Banque Impériale, fait discrètement part à Neil McKinnon, le président de la Banque de Commerce, d'un projet de fusion des deux banques. La légende veut que les deux hommes aient conclu un projet d'entente de fusion en dix minutes.